GUIDE POUR L'ACHAT D'UNE MONTRE
Lorsque les montres connectées sont apparues, certains se sont interrogés sur l’avenir de l’industrie horlogère Suisse, celle-ci étant plutôt positionnée sur la montre mécanique automatique ou non qui a fait sa réputation.
Quelqu’un avait alors fait remarquer qu’un des rares bijoux que les hommes portaient étaient des montres et que de son point de vue, ce marché n’était pas en concurrence avec la montre connectée. Pour toutes sortes de raisons, beaucoup d’hommes sont attirés par ces objets et en particulier, par les montres mécaniques. Pour ces dernières, une des raisons vient de la prouesse technique consistant à mettre dans un espace réduit une mécanique élaborée capable de mesurer le temps avec une précision raisonnable.
Certes, il y a eu la mode des montres à quartz, disposant d’une grande autonomie et d’une précision bien supérieure aux montres mécaniques. Mais à l’époque où ces montres sont apparues, en plus de leur nouveauté, on n’était pas entouré d’une multitude d’appareils capables de vous indiquer l’heure avec la précision d’une horloge atomique comme par exemple, un smartphone synchronisé avec un système de positionnement (GPS, Galileo…)
D’où un retour en grâce de la montre mécanique qui a pour elle de donner l’heure avec une précision suffisante et qui a une beauté technique plus concrète qu’un appareil électronique : même si on ne voit pas le mécanisme, on sait qu’il est là. Ces montres apparaissent comme des objets vivants et pour certaines, restituent une partie de l’humanité de leurs fabricants. D’où le succès de certaines montres de grand luxe comme celles proposées par Philippe Dufour. On n’y trouve rien de clinquant ni de tapageur. Mais on sait qui l’a conçue, construite et le temps que cela a pris.
De plus, en ces temps où l’écologie est à la mode, la montre mécanique est un objet réputé durable (si elle est de qualité) et peu polluante. Son fonctionnement ne dépend pas de la charge d’une batterie mais d’un apport d’énergie fournie par son porteur sans trop d’effort : en la remontant manuellement ou simplement, en la portant (montre mécanique automatique).
Cette petite introduction permet de comprendre pourquoi on continue d’offrir des montres ou d’en acheter. Mais sauf si vous êtes déjà un passionné de ces objets ou un collectionneur, on n’achète pas une montre tous les jours. Se pose alors le problème de savoir quoi acheter.
Si dans un premier temps, on élimine le critère esthétique (qui est fondamental), on se retrouve devant une offre considérable (et encore plus considérable si on prend en compte le marché de l’occasion) avec des prix variant de quelques euros à quelques centaines de millier d’euros. Et les montres les plus chères ne sont pas forcément celles « qui en jettent » le plus. Le guide qui suit est destiné à vous aider à clarifier la situation en vous fournissant quelques critères et quelques indications sur les conséquences de certains choix.
En pratique, je suis persuadé que l’on ne peut pas complètement rationaliser ce choix, et c’est heureux. Mais on peut limiter le nombre de degrés de libertés en fixant certains critères qui, en général, vous laisseront néanmoins une possibilité de choix très importante.
Je n’aborderai pas (ou à la marge) le cas des montres de grand luxe : ceux qui ont les moyens de se payer de telles montres sont aussi les clients des enseignes où on saura les conseiller bien mieux que je ne puis le faire.
La gamme de prix (un critère important s’il en est) que je couvrirai va de 0€ (la montre de famille qui traine dans un tiroir) à quelques milliers d’euros avec une gaussienne assez large dans la zone allant d’une centaine d’euros à 1000 euros.
Dernière précision : je ne suis pas un horloger professionnel et j’ai donc des « trous dans mes lacunes ». Mais rien ne vous empêche d’aller consulter l’horloger près de chez vous (un vrai, qui répare des montres lui-même !) et de discuter avec lui. Toutefois, rappelez-vous qu’il a quelque chose à vous vendre ce qui n’est pas mon cas.
Bien, vous êtes prêt ? Allons-y.
Critères en vrac
En premier lieu, voici une liste de critères en vrac avec quelques explications. Vous pourrez si vous le souhaitez en ajouter d’autres et mettre en regard ceux qui vous semblent devoir obligatoirement être respectés et ceux sur lesquels un compromis est possible.
Sauf indication contraire ou lorsqu'ils sont mixtes, ces critères concernent essentiellement les montres mécaniques.
L’esthétique
Il s’agit d’un critère fondamental mais assez irrationnel. Qui plus est, pour une montre, l’esthétique peut aussi prendre en compte ce qui ne se voit pas : un beau mécanisme (ou réputé tel) doit parfois être pris en considération.
Si vous achetez une montre pour vous-même, vous devez savoir ce qui vous plait ou non. Si c’est pour offrir, les choses sont plus compliquées selon le niveau de connaissance du récipiendaire.
Dites-vous cependant que si vous connaissez suffisamment la personne, il y a une « marge d’erreur » souvent acceptable : le fait que la montre vous plaise également peut avoir une grande importance pour la personne à qui vous l’offrez.
Pour une montre neuve, essayez néanmoins de négocier avec le vendeur la possibilité d’un échange.
La marque
Offrir une montre d’une marque connue et reconnue (Rolex, Omega, Jaeger Lecoultre…) est une « facilité » qui marquera votre intention. Mais attention : depuis qu’un imbécile a dit que « si à 50 ans, on n’a pas une Rolex, c’est qu’on a raté sa vie », ceux qui ne souhaitent pas être trop marqués socialement ont été obligés de se détourner de la marque (ce qui est dommage).
Autre difficulté, certaines marques réputées ont été rachetées et font partie de consortiums qui ne conservent pas forcément l’esprit initial de la marque. Par exemple, Eterna a été racheté par un groupe chinois et les montres Eterna actuelles (2020) n’ont plus grand-chose à voir avec les montres Eterna de la grande époque (à part le logo).
Si ce critère est important, il faudra vous renseigner sur les forums spécialisés.
Acheter une montre de marque reconnue ne signifie pas forcément que l’on va acheter une montre de luxe. Certaines marques vendent à des prix très raisonnables des montres de très bonne qualité, en particulier, les marques japonaises (Seiko, Orient (rachetée par Seiko), Citizen…). C’est ce qui a fait leur succès et les déboires de l’industrie horlogère française.
À propos d’industrie horlogère française, peut-être avez-vous entendu parler de Lip. Sachez que cette marque qui a eu une vie mouvementée depuis le dépôt de bilan de 1977 refait des montres de qualité depuis 2014. La marque fabrique en particulier des répliques ou des évocations de Lip anciennes en utilisant des mouvements de qualité mais qui ne sont plus des mouvements Lip au sens strict du terme. Ce cas n’est pas particulier : c’est en fait le lot de nombreuses marques à travers le monde qui n'ont plus les moyens de produire leurs mouvements (et pour certaines, qui n'en ont jamais produits).
Répliques et évocations
Certaines montres ont eu un destin particulier. Pour cette raison, elles sont parfois proposées de nouveau à la vente en neuf sous la forme de répliques ou d’évocations. Que signifient ces termes ?
- Réplique : les répliques ne sont forcément des contrefaçons. Une contrefaçon vise à reproduire une montre existante ou ayant existé en utilisant la marque de la montre alors qu’elle n’est pas fabriquée par cette marque. Pour toutes sortes de raison, l’achat de telles répliques doit être proscrit.
Par contre, une marque peut vouloir refabriquer (répliquer) une de ses montres ancienne. Cette réplique sera le plus proche possible de la montre d’origine. Ce n’est pas toujours faisable. Par exemple, LIP refabrique des montres anciennes de la marque mais comme le mécanisme est différent (LIP ne produit plus ses mécanismes), il peut exister quelques différences, par exemple, de positionnement de certains cadrans.
Une telle réplique peut être de meilleure qualité que la montre d’origine. Par exemple, elle peut bénéficier d’un boitier tout acier alors que le boitier original était en laiton. - Évocation : on parle d’évocation lorsqu’une marque donnée produit une montre qui rappelle (évoque) celle d’une autre marque ou la sienne propre. Si l’on considère la montre Himalaya de LIP, on trouve une réplique et une évocation, toute deux fabriquées par LIP.
Evocation de Lip Himalaya / Lip Himalaya / Réplique Lip Himalya
- La marque chinoise Parnis fabrique pour 100 fois moins cher des évocations de montres italiennes Panerai (ainsi que d’autres marques). Elle prend juste garde de ne pas faire apparaitre le nom de Panerai sur la montre. Pour le reste, je vous laisse voir…
On achète une réplique ou une évocation pour des raisons sentimentales ou plus prosaïquement, parce qu’on aime la forme de la montre originale mais sans avoir le moyen de se la payer.
Montre utilitaire
On peut vouloir acheter une montre pour son côté utilitaire : par exemple, s’il s’agit de faire de la plongée sous-marine, il existe des montres adaptées à cet usage.
À une époque, on offrait des montre chronographe aux sportifs (et pas que). Aujourd’hui, quelqu’un qui souhaite mesurer des temps le fera avec plus de facilité et de précision avec n’importe quel chronomètre électronique à quelques euros.
Cela n’empêche qu’il y a toujours des amateurs de montres avec chronomètre, pour l’esthétique (beaucoup de cadrans) et par le fait qu’il s’agit de montres mécaniquement sophistiquées (lorsqu’elles sont mécaniques).
Le cadran
Il joue sur « l’esthétique » et sur les « fonctionnalités ». Certains cadrans peints se détériorent avec le temps. Parfois, les inserts se décollent.
Si vous prenez une montre d’occasion, vérifiez soigneusement l’état du cadran. De mon point de vue, un cadran doit être parfait (non décoloré, non piqué, non effacé). Si ce n’est pas le cas, il faut prévoir une « restauration » ce qui est assez couteux. Voici deux exemples de montre Omega prises sur le net.
Montres Omega d'occasion. L'aspect du cadran de la première est acceptable.
Compter entre 150 et 200€ en 2020 pour refaire le cadran très abimé de la deuxième montre (aiguilles comprises).
Voici un autre exemple avec une montre Eterna Centenaire. Cette montre appartenait à mon grand-père qui l'avait reçue comme cadeau de départ à la retraite en 1965. Comme beaucoup d'Eterna, le cadran vieillit mal et se pique. A côté, la même montre restaurée en 2018 par l'entreprise Bourrier (fermée depuis 2020). Les points lumineux ont été refait au Superluminova. Les aiguilles restent à faire. Très beau travail mais qui a son coût...
Eterna Centenaire, avant, après.
Un cadran doit être lisible. Certaines montres (en particulier dorées) ont des aiguilles ton sur ton ce qui rend la lecture malaisée.
Demandez-vous si le porteur souhaite des chiffres (romains ou arabes) ou accepte de simples marques (souvent des inserts).
L'affichage
Analogique (montre utilisant des aiguilles pour indiquer l'heure) ou numérique (montre utilisant des chiffres pour indiquer l'heure) ? Il existe quelques modèles de montres mécaniques proposant un affichage de type numérique. Mais depuis l’apparition des LEDs (diodes électroluminescentes) et surtout, des afficheurs LCD (cristaux liquides), ce type d’affichage est plutôt l’apanage des montres à quartz.
Montre mécanique à affichage numérique
Certaines montres à quartz ont un affichage mixte (numérique et analogique). C’est plutôt pratique lorsque vous cherchez une montre avec certaines « complications » comme un chronomètre ou un réveil.
Pour le reste, voir « cadran ».
Affichage numérique seul / numérique analogique
La langue
Si j’admets qu’une montre russe me donne le jour de la semaine en russe, je déteste qu’une montre étrangère (hors pays anglo-saxon, et encore) me donne le jour en anglais.
Les montres de qualité proposent souvent une personnalisation dans la langue locale (hors marquages peints sur le cadran). Elle doit être au même prix que le modèle standard bas de gamme passe-partout en anglais.
Le boitier (largeur)
Dans le passé, beaucoup de montres d’hommes avaient une taille allant de 35mm à 39mm hors couronne. Cette discrétion était plutôt un signe de bon gout et de luxe. Évidemment, certaines montres utilitaires étaient plus larges pour des raisons pratiques. Mais il s’agissait de montres utilitaires…
Depuis les années 2000, les montres ont pris du poids, comme une partie de la population ! Il est courant de voir des montres de plus de 40mm jusqu’à 50mm, en particulier avec l’arrivée des modèles bas de gamme chinois (mais pas que. Il y a aussi quelques marques US).
Les marques européennes proposent généralement des modèles plus discrets, avec une majorité de modèles allant de 38 à 40mm de large. Il en est de même des modèles japonais et russes.
Le boitier (épaisseur)
Sauf volonté de faire une montre épaisse pour qu’elle se voie, l’épaisseur est essentiellement dictée par la conception de la montre. Les principaux critères qui vont jouer sur l’épaisseur sont :
- Le type de mécanisme (électronique, mécanique manuelle, mécanique automatique).
- La résistance à la pression.
- Le type de verre de montre (acrylique, verre, saphir).
Dans le passé, on cherchait plutôt à faire des montres fines, gage de technicité. Mais comme ce n’était pas toujours possible, on s’arrangeait pour que la montre paraisse fine. Par exemple, le fond de la montre peut être légèrement conique ce qui fait que les bords de la montre semblent peu épais. De même, en mettant un verre acrylique bombé, on peut plus facilement donner une impression de finesse que si l’on met un verre saphir plat alors qu’au final, l’épaisseur réelle sera la même.
Les mécanismes électroniques permettent de faire des montres très fines sans prouesse particulière.
On peut également faire des boitiers assez fins avec des mécanismes à remontage manuel, surtout si l’on sacrifie l’épaisseur du boitier. Les montres de femme parfois extrêmement miniaturisées des années 1950 en sont un exemple.
Sauf cas particuliers, les montres mécaniques à remontage automatique sont assez épaisses à cause de la présence du rotor.
Le boitier (matériaux)
En 2020, on trouve des boitiers en bois, plastique, acier, titane, aluminium, céramique, laiton, or, platine, etc. Certains boitiers sont plaqués (or, chrome) ou subissent un traitement de surface visant à les colorer (or rose, noir, etc.). D’autres sont dans le matériau brut et peuvent être polis ou satiné et pour les matières plastiques, teintées dans la masse.
Une première question que l’on peut se poser concerne la présence ou non d’un traitement externe rapporté (plaquage, traitement de surface (PVD)). De manière générale, s’il arrive un accident à la montre et que son revêtement se raye, l’accident ne sera le plus souvent pas rattrapable ou rattrapable à un coût élevé. Si vous craignez ce type d’événement, alors, orientez-vous vers des matériaux massifs.
Un autre inconvénient potentiel est que certains revêtements peuvent être allergisants (par exemple, le chrome).
Enfin, il arrive que le revêtement s’abime et s’écaille à cause de la transpiration par exemple.
L’or est moins sujet à certains de ces inconvénients sous réserve que le placage soit épais (au moins 3 millième de mm). S’il est suffisamment épais, une micro rayure pourra être atténuée moyennant la perte de matière.
Je ne prendrai en compte que quelques matériaux parmi les plus courants.
- Le laiton. Toutes les montres en laiton que j’ai eu étaient plaquées. Elles ont donc les inconvénients du plaquage tel qu’évoqué précédemment. J’aurais tendance à les déconseiller (note : il parait qu’il existe des montres en laiton nu mais je ne connais pas).
- L’acier (nu). C’est le matériau le plus répandu dans les montres de qualité. On utilise généralement de l’acier 316L et plus rarement, 304L. Ces aciers sont réputés peu allergisants et offrent une bonne résistance à l’oxydation. Les boitiers peuvent être polis ou satinés. Une micro rayure se voit moins sur un boitier satiné que sur un boitier poli. Par contre, une rayure plus importante et visible n’est pas rattrapable. Un boitier poli qui a été rayé peut être repoli.
- Le titane (nu). Très léger, très résistant, inoxydable, le titane est réputé n’être pas allergisant et est très agréable au touché. C’est un substitut possible pour une personne qui ne supporterait pas l’acier 316L. Principaux inconvénient : se raye facilement (mais les rayures s’effacent très facilement également) et a une couleur terne (grise).
- La céramique industrielle. Légère, réputée très difficile à rayer, teintée dans la masse, très bel aspect, la céramique industrielle est de plus en plus utilisée depuis 2000. Principaux inconvénients : le matériau est cassant et résiste donc mal aux chocs et par ailleurs, il est assez couteux. La céramique industrielle est réputée n'être pas allergisante mais les informations à ce sujet sont rares. On signale des cas d’allergie à la céramique (bracelets de montre) dus aux colorants utilisés.
En 2020, les bons choix si l’on n’a pas d’exigence particulière hormis une bonne qualité sont l’acier poli sans revêtement et le titane brut car tous deux sont résistants et peuvent être repolis si nécessaire. Pour les montres « plaqué or », il faut se renseigner sur l’épaisseur du placage qui devra être de 3 à 5 microns ou plus ainsi que sur la teneur en or (en France, 18 carats).
Attention : vérifiez bien lors de l’achat d’une montre en acier que tout le boitier est en acier et pas seulement le fond de la montre.
Le verre de montres
Les principaux matériaux de verres pour montres sont :
- Le verre acrylique
- Le verre minéral
- Le verre saphir
Le verre acrylique présente l’avantage de pouvoir être formé. Esthétiquement, il permet de créer une montre d’apparence plus fine qu'avec les autres matériaux : la partie métallique du boitier n’a pas besoin de remonter pour tenir le verre de montre. C’est pourquoi, malgré son côté « bas de gamme », on le rencontre couramment dans des montres de bonne qualité (comme de mauvaise…).
Le verre acrylique a l’inconvénient de se rayer facilement mais à l’avantage de pouvoir être facilement repoli. Il retrouve alors toute sa transparence. Un autre inconvénient est que comme beaucoup de matières plastiques, il se dégrade dans le temps et l’on peut voir (de très près) l’apparition de microfissures. Toutefois, ce phénomène n’apparait qu'au bout de plusieurs dizaines d'années et n'est pas visible sans loupe. Ce type de verre ne coûte pas cher et est facile à remplacer (20 à 25€ en 2020).
Verre acrylique bombé
Le verre minéral est assez sensible aux rayures sauf certains verres qui subissent un traitement particulier. Il est assez épais mais peut être bombé ce qui peut donner un effet de loupe. Il est peu couteux mais est plus difficile à remplacer qu’un verre acrylique.
Verre minéral bombé
Le verre saphir est le plus résistant aux rayures. Par contre, un choc peut créer des éclats qui s’apparentent à des rayures. Le plus souvent, les verres saphir sont plats. Ceci impose une épaisseur de la partie métallique du boitier plus importante que pour les verres acryliques ce qui donne une apparence de montre plus épaisse ou plus massive.
Verre saphir plat
Il existe également des verres saphir bombés mais leur coût de fabrication les réserve aux montres haut de gamme (comprendre, chères !).
De mon point de vue, il n’y a pas de bon ou mauvais choix mais j’aurais tendance à déconseiller le verre minéral si la montre doit être utilisée dans un environnement agressif.
Le nombre de rubis
D’abord, une précision : on n’utilise plus de rubis depuis le début du XXè siècle ; ils ont étés remplacés par du corindon. Mais l’habitude est restée en France de désigner par rubis le matériau utilisé pour réduire les frottements et l'usure sur les axes.
Un assortiment de rubis
Le nombre de rubis est souvent considéré comme donnant une indication sur la qualité de la montre : plus il y en a, mieux c’est.
En fait, ce critère est difficilement utilisable car il dépend de la conception de la montre. Mais disons que pour une montre mécanique habituelle, il ne devrait pas y avoir moins de 15 rubis.
Certaines montres ajoutent des pivots avec contre-pivots sur certains axes (par exemple, sur la roue d’échappement en plus du balancier). On passe alors de 15 à 17 rubis.
Le nombre de complications peut avoir un impact sur le nombre de rubis (par exemple, pour un chronographe ou un double balancier).
Les montres électroniques ont souvent zéro rubis, parfois 2 à 4. Les rouages tournent lentement et les problèmes de frottements sont moins critiques car on n’a pas le mécanisme de multiplication (et donc de diminution du couple) nécessaire dans les montres mécaniques pour transmettre l’énergie.
Le bracelet
On trouve principalement des bracelets en cuir, tissus ou métal. Quelques points à savoir en dehors de l’esthétique :
- Tissus : les bracelets OTAN en tissus (nylon) ont été conçus et normalisés pour des besoins militaires dans les années 1970. Ils ont pour eux d’être résistants, imputrescibles, agréables à porter, légers, bon marché et sécurisent l’accrochage de la montre. A noter qu'il existe une alternative au bracelet OTAN connu sous le nom de « parachute strap » (bracelet parachute) utilisé par la marine nationale qui semble rencontrer un joli succès.
Bracelet Nato - Parachute Strap
- Cuir : c’est le bracelet traditionnel et élégant. Il a l’inconvénient de se marquer et de s’user. Moins connu, il peut être allergisant du fait des traitements chimiques qu’il subit.
Bracelet classique - bracelet mixte cuir-tissus. Ici, type Bund
- Métal : ces bracelets sont en général solide et agréable à porter (sauf certains qui ont tendance à tirer les poils). Ils peuvent être assez lourds lorsqu’ils sont en acier. De mon point de vue, le principal inconvénient de certains bracelets à large maille est qu’ils finissent par récolter des chocs et des rayures car on y fait moins attention que la montre elle-même. Or, on a moins tendance à changer un bracelet en métal qu’un bracelet en cuir. L’apparence générale de la montre s’en trouve donc dégradée.
Bracelet métal
Dans la plupart des montres, le bracelet peut être facilement changé. Ce critère, pour une montre neuve, n’est donc pas critique.
Quartz vs mécanique
Dans le cas général, une montre électronique utilise un quartz taillé pour résonner à une certaine fréquence. Prenons 32768Hz. Cette fréquence est ensuite divisée par une puissance de deux (215 = 32768 ce que l’on fait très facilement à l’aide de circuits logiques ou d'un microcontrôleur) jusqu’à obtenir une fréquence de 1Hz. Cette fréquence de 1Hz commande un micromoteur pas à pas (pour une montre à affichage analogique), chaque impulsion faisant avancer l’aiguille des secondes d’une seconde. Pour le reste (heures, minutes, date…), tout se passe comme sur une montre mécanique.
La montre électronique à quartz représente un progrès considérable en termes de coût et de (relative) simplicité par rapport à une montre mécanique :
- Sa précision est excellente : couramment 0,01% pour le quartz à température ambiante. Mais comme la température ambiante peut varier, il y a généralement un contrôle de température afin d'ajuster l'heure indiquée. C'est aussi une des raisons qui fait que la fréquence nominale d'oscillation du quartz est parfois volontairement supérieure à 32768Hz : le mécanisme de division supprimera un certain nombre d'oscillations selon la température.
- Son autonomie avec une simple petite pile peut être de plusieurs années.
- Le coût du mécanisme est très faible (de quelques dizaine de centimes d’euros à quelques euros selon les marques et les complications attendues).
- Son épaisseur est faible.
- La présence d’un circuit électronique permet d’imaginer toutes sortes de complications pour un coût dérisoire, surtout lorsque la montre est à affichage numérique.
- Les montres à affichage analogiques ont des mécanismes qui tournent lentement ce qui supprime la nécessité de mettre des « rubis » ou d’utiliser des matériaux nobles pour entrainer le mouvement.
Une Seiko quartz à affichage analogique (mouvement 7T62) qui donne l'heure avec les secondes,
dispose d'un chronomètre, d'un réveil et de la date,
le tout dans un boitier en titane.
Il présente aussi quelques inconvénients, dont certains sont non rationnels :
- L’aiguille des secondes d’une montre analogique à un mouvement heurté (un pas toutes les secondes). On pourrait évidemment faire mieux mais ça consomme plus...
- L’utilisation de matières plastiques pour l’ébauche réserve parfois des surprises : le plastique vieillit, casse et la montre devient inutilisable.
- La montre « n’a pas d’âme ». C’est ce que diront les amateurs de montres mécaniques. Ou dit autrement, la montre mécanique fait plus rêver. On peut oser une analogie avec les chemins de fer. La machine à vapeur avec ses pièces mobiles, ses aspérités, ses bruits, sa chaleur, sa fumée dégage plus de puissance et fait plus impression que la froide et lisse motrice d’un TGV.
Donc, la montre mécanique, malgré ses imperfections, continue de faire rêver, surtout les hommes pour ce que je constate. À condition toutefois que cette mécanique soit fiable et raisonnablement précise.
On évitera donc les montres mécaniques à 10€ fabriquées en Chine. Par contre, les Chinois, comme les Japonais, les Suisses ou les Russes, savent fabriquer de belles mécaniques.
Si on a un doute, les montres suisses ou japonaises sont à privilégier. Toutefois, attention : beaucoup de montre chinoises bas de gamme se parent d’un « Swiss made » qui ne vaut, dans le meilleurs des cas, que parce qu’une firme chinoise a racheté une marque Suisse.
Si l’on souhaite une montre avec de nombreuses complications (sans compter le cas des fonctions qui n’existent que sur des montres électroniques) à un prix peu élevé, on s’orientera vers la montre électronique à quartz.
Mais si la montre est destinée à un amateur de belles mécaniques, alors, il faudra rogner sur les fonctionnalités !
Beaucoup de fabricants de montres mécaniques ont bien compris pourquoi certaines personnes continuaient à leur acheter des montres. C’est pourquoi la mode s’est généralisée de mettre un fond disposant d’un hublot en verre, ce qui permet d’observer le mécanisme en mouvement. Si vous devez offrir une montre mécanique, pensez à ce détail qui augmentera le contentement du récipiendaire à peu de frais.
Fond d'une montre mécanique moderne.
Dans les productions « récentes », on doit signaler deux cas particuliers qui sont de natures à réconcilier les amoureux de belles mécaniques avec l’électronique.
Le premier cas concerne les montres Kinetic de Seiko. Un mécanisme de remontage analogue à celui des montres complètement mécaniques (un rotor) permet d’actionner un générateur de courant qui charge un accumulateur ou un super condensateur. À partir de là, tout le reste est électronique.
Cette solution permet en théorie de disposer d’une montre à quartz dont la source d’énergie se recharge en permanence. En fait, le procédé n’est pas nouveau puisque certaines montres à quartz bénéficient d’une cellule photovoltaïque produisant de l’électricité qui recharge une batterie lorsque l’écran de la montre (où se trouve la cellule) est exposé à la lumière. La seule différence est que le procédé de production d’électricité est électromécanique dans le cas de la Seiko Kinetic.
Le procédé est malheureusement un peu bâtard. D’abord, la partie mécanique est très limitée et n’est pas la plus intéressante pour un amateur de montre mécanique. Ensuite, l’accumulateur se dégrade ce qui oblige à le changer périodiquement. On a donc le même inconvénient qu’une montre complètement électronique.
Intérieur d'une montre Seiko Kinetic. Le rotor est démonté.
L’autre procédé, toujours de Seiko, est beaucoup plus spectaculaire. Il s’agit du Spring drive présent dans certaines montres haut de gamme de la marque (Grand Seiko).
La montre est pour l’essentiel entièrement mécanique mais le procédé de régulation du mouvement est électromécanique : comme sur une montre mécanique, un système de rotor remonte un ressort qui va entrainer le mécanisme. Sauf que la balance et son échappement sont remplacés par un disque entrainé par le ressort et freiné électro magnétiquement. Ce freinage est piloté par un dispositif qui mesure la vitesse de rotation du disque, la compare à une référence pilotée par un quartz et freine la rotation si nécessaire.
La beauté du dispositif est que le système électronique ne réclame pas d’autre source d’énergie que celle générée par la rotation du disque.
Non, il ne s’agit pas d’un mouvement perpétuel ! C’est le ressort qui fournit le surplus d’apport d’énergie permettant d’alimenter le dispositif électronique via ce disque. Le disque est donc utilisé, soit comme une dynamo, soit comme frein électromagnétique.
La précision est celle d’une montre à quartz traditionnelle. En prime, l’aiguille des secondes avance sans les à-coups d’une montre à quartz ou mécanique.
La très faible consommation du dispositif électronique fait que l’on peut se passer d’une batterie. Le ressort (plus gros que la moyenne) assure une autonomie de 3 jours lorsque la montre n’est pas portée. La version à remontage manuel assure une autonomie de 8 jours.
Il s’agit d’une innovation majeure mais qui se paye ! Une « Grand Seiko Spring drive » coûte plusieurs milliers d’euros.
Une Grand Seiko et son mécanisme
Automatique vs manuelle (mécaniques)
Je crois que c’est Seiko qui a popularisé la montre automatique (Selfwindings) de qualité à faible coût grâce à son Magic Lever (levier magique). Depuis, les montres à remontage manuel (handwindings) sont devenues moins courantes. De plus, beaucoup de personnes ont eu des montres électroniques à un moment de leur vie et ont perdu l’habitude du remontage quotidien.
Le fait qu’une montre soit automatique ou pas n’a rien à voir avec sa qualité. On trouve des montres de grand luxe qui sont à remontage manuel et des montres automatiques de mauvaise qualité à 10€. Si l’on souhaite une montre réellement peu épaisse, on s’orientera vers une montre à remontage manuel. Mais si l’on souhaite simplement une montre d’apparence peu épaisse, on en trouvera également chez certains fabricants de montres automatiques.
Certaines montres automatiques ne peuvent pas être remontées manuellement avec la couronne ce qui est un inconvénient. En particulier, la plupart des Seiko 5 ne se remontent qu’au mouvement. Or, le remontage automatique nécessite une certaine activité. En fonction de la qualité du mouvement, de l’activité du porteur, de l’encrassement de la montre, etc., il est possible que la montre ne soit pas assez remontée pour passer la nuit sans s’arrêter.
Si par expérience, il peut être rébarbatif de devoir remonter sa montre tous les matins, il n’y a généralement aucun inconvénient à la remonter de temps en temps, lors d’une réunion ennuyeuse au travail par exemple. Quelques tours de remontoir suffiront à permettre à la montre de passer la nuit sans difficultés et sans que ce soit une contrainte pour le porteur que cela distraira. Il faut donc vérifier ce point avant l’achat d’une montre automatique.
Les fonctions / complications
L’appellation « complication » désigne des fonctionnalités qui s’ajoutent à la fonction principale de la montre qui est de donner l’heure (aiguilles des heures et minutes complétées le plus souvent par une aiguille qui indique les secondes et qui n’est pas considérée comme une complication).
Il existe de nombreuses complications. Je ne citerai que les plus courantes sur des montres mécaniques :
- Date : indique la date du jour. Le plus souvent, il est nécessaire d’ajuster cette date en fin de mois (mois de 30 jours ou moins). Cet ajustement peut se faire en faisant tourner les aiguilles des heures/minutes (pas pratique) de 24 heures ou par un mécanisme dit « rapide » qui permet de changer la date par un mouvement simple (pression d’un poussoir ou rotation / pression d’une couronne).
Cette facilité est fortement recommandée. Certaines montres n’en disposent pas (par exemple, certains mouvements Vostok russes). - Jour : indique le jour (lundi, mardi…). Malheureusement, de plus en plus souvent seulement en anglais.
- Réserve de marche : indique le niveau d’énergie disponible dans la montre. Parfois en pourcentage (montre électronique), souvent en heures de marche pour les montres mécaniques.
- Stop seconde : permet d’arrêter l’aiguille des secondes pour une mise à l’heure précise. Inutile sur une montre mécanique.
- Chronographe : permet de mesurer des temps. Le plus souvent au 20è de seconde sur une montre mécanique. Un totalisateur permet de compter les minutes. D’autres fonctions sont souvent associées au chronographe (temps intermédiaire).
- Réveil matin : permet d’actionner un dispositif pour se réveiller à une heure donnée.
- Fuseaux horaires : permet de connaitre l’heure d’un autre fuseau horaire.
- 12H/24H : permet de savoir dans quelle moitié du jour on se trouve (0 à 12H, ou 12H à 24H). À noter que certaines montres analogiques utilitaires indiquent l’heure de 0 à 24H. Utile si vous êtes sous-marinier !
Les complications pour une montre électronique sont gérées en partie par un microprocesseur et peuvent être multipliées à l’infini à moindre coût. Seule la taille de la montre et l’ergonomie en limite le nombre.
L'occasion
L’achat d’une montre d’occasion peut permettre de retrouver une montre disparue qui avait une charge sentimentale ou peut permettre de disposer d’une montre originale de bonne facture pour un coût plus abordable que son équivalent neuf.
Malheureusement, les montres anciennes ont souvent des marques d’usure et parfois, les cadrans sont très abimés.
De mon point de vue, le cadran participe énormément à l’aspect esthétique de la montre. Un cadran abimé (piqué, marques disparues) fait perdre beaucoup d’intérêt à la montre. Demandez-vous si vous êtes prêt à assumer le coût de la restauration du cadran (ordres de grandeur : 150€ pour un cadran simple et beaucoup plus pour un cadran complexe (chronographe…)).
Une montre mécanique doit être entretenue. Un nettoyage est à prévoir périodiquement. Le coût de ce nettoyage augmente avec la notoriété de la montre.
Parfois, vous aurez du mal à trouver un horloger qui acceptera de faire ce nettoyage car l’opération n’est pas sans risque et il peut être difficile de se procurer une pièce que l’on casserait ou perdrait.
Le coût d’un nettoyage peut allègrement atteindre plusieurs centaine d’euros. En occasion, ce coût doit éventuellement être comptabilisé dans le budget global d’achat de la montre.
La restauration
La restauration d’une montre peut se justifier pour une montre d’occasion ou une montre de famille.
Cette opération peut vite se chiffrer à plusieurs centaines d’euro en cumulé : réfection de cadran (coût selon la complexité), réfection du boitier (polissage, dorage ou chromage…), changement du verre de montre, nettoyage du mécanisme, réfection des éléments luminescents (en particulier, pour supprimer les éléments radioactifs)…
Ça peut en valoir la peine sachant qu’une montre bien construite et bien entretenue peut fonctionner très très longtemps. Mais il faut être conscient du surcoût qui peut largement être supérieur à l’achat d’une montre neuve avant d’acheter une montre d’occasion présentant des signes d’usure.
Aspect sentimentaux
On peut souhaiter offrir une montre d’un aïeul (cas typique) ou qui est proche en neuf de celle que portait un aïeul.
Dans le premier cas, la montre a peut-être besoin d’être restaurée. Surtout si le cadran est en mauvais état (courant) ou si le boitier ou le verre de montre comporte des marques. Voir « Restauration » pour plus de précisions.
Dans le second cas, il faut voir jusqu’à quel point la montre neuve est proche de l’ancienne. Pour illustrer le propos, si votre aïeul portait une montre Eterna dans les années 1950, sachez que les montres Eterna actuelle n’ont plus grand-chose de commun avec celles produites à l’époque de votre aïeul. Par contre, certaines marques créées des répliques de montres de leur propres marques. On trouve aussi parfois des évocations (parfois appelées « hommage »).
Luminescence
Les aiguilles et éventuellement d’autres marquages doivent-ils être visibles la nuit ou dans l’obscurité ?
Pour certains usages, c’est recommandé, voire, indispensable. Mais en pratique, les montres mécaniques utilitaires destinées réellement à un usage professionnel sont de plus en plus rares et le plus souvent, cette fonctionnalité accessoire est peu utilisée.
Néanmoins, cette fonctionnalité est souvent mise en avant par les fabricants et appréciée par les utilisateurs. Par ailleurs, selon l’esthétique de la montre, ce serait parfois une faute de gout que cette fonctionnalité soit absente : si vous offrez une montre « aviateur » ou « militaire », l’imaginaire collectif fait que la luminescence est une fonctionnalité qui se doit d’être présente, même si le porteur n’est ni pilote, ni commando de marine.
Quelques indications utiles à ce propos :
Les montres anciennes phosphorescentes utilisaient des matériaux radioactifs (radium par exemple) pour exciter un matériau fluorescent. Avantage, la luminosité est permanente, du moins, à l’échelle humaine. Inconvénient, la radioactivité engendrée. Pour donner un ordre d’idée, la radioactivité ambiante avec un tube SMB20 (voir la page sur les compteurs Geiger Muller) est de l’ordre de 20 CPM (20 particules détectées par minutes). Une simple aiguille de montre posée sur un compteur Geiger-Muller fait allègrement monter la radioactivité à 750 CPM.
Évidemment, cette radioactivité est en grand partie bloquée par le boitier de la montre (coté métal) mais pas coté cadran.
Depuis les années 1950-1960, on n’utilise plus de radium. Les matériaux utilisés se « chargent » en énergie avec la lumière ambiante et la restitue de manière lente en permanence. Cette restitution excite un autre matériau fluorescent qui s’illumine tant que le matériau initial se décharge (se désexcite). Ce sont les caractéristiques du matériau fluorescent qui donnent une certaine couleur (vert, orange…). En 2020, le Superluminova est le matériau le plus performant pour assurer la luminescence des montres sans radioactivité. Les indications de la montre peuvent rester visible quelques heures.
Depuis quelques années, on voit réapparaitre un matériau radioactif, le tritium, pour produire spontanément une luminescence. Avantage : la montre est lumineuse même si elle n’a pas été « rechargée » à la lumière. Inconvénients : le matériau est radioactif (mais sans danger tant qu’il reste confiné. Le tritium produit un rayonnement Beta bloqué par une simple feuille de papier, à plus forte raison, par les matériaux qui constituent la montre) mais surtout, sa demi-vie est très courte. Cela signifie qu’au bout de 20 ou 30 ans, il est probable que la montre ne sera plus très lumineuse… Or, la durée de vie d’une montre bien construite est largement supérieure à 20 ou 30 ans.
RECAPITULATIF
Ce chapitre récapitule les critères sous forme d'un tableau qui pourra vous être utile pour élaborer votre choix.
Esthétique |
Marque
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Réplique, évocation d'une montre existante ou ayant existé |
Utilitaire (montre de plongée, d'aviateur, de sous-marinier, de sportif...) |
Cadran
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Affichage
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Langue
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Boitier
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Verre de montre
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Bracelet
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Nombre de rubis. Pour une montre mécanique, vérifiez qu'il est supérieur ou égal à 15 pour une montre simple. Si ce n'est pas le cas, renseignez vous auprès du vendeur. |
Technologie
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Energie
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Complications
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Occasion. Voir Restauration. |
Restauration : être prêt à payer quelques dizaines à quelques centaines d'euros.
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Aspect sentimental |
Luminescence
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