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En 1997...

Je n'ai pas une mentalité de collectionneur mais plutôt de réparateur. J'aime redonner une nouvelle vie et parfois, une nouvelle chance à ces objets techniques qui ont été un temps nos compagnons.

img Pour autant que je m'en souvienne, c'est vers vers l'âge de 7 ans que je commençais mes premières expériences sur le Ducretet-Thomson familial. Une de celles dont je me souviens consistait à verser de l'eau sur le boîtier en bakélite dudit poste (en fonctionnement) pour avoir le plaisir de la voir s'évaporer. Plus tard, mes parents ayant acheté un poste à transistors, une bête curieuse qui fonctionnait dès qu'on la mettait sous-tension, je récupérais le Ducretet et finissais de le massacrer. Je m'en suis voulu après coup mais j'ai fini par remettre la main sur un modèle identique une trentaine d'années plus tard.

Le poste à lampes, c'est la chaleur, la magie du cadran et le chat qui somnole sur l'ébénisterie. C'est aussi le témoin d'un certain mode de vie où les adultes, assis dans leurs fauteuils, un oeil sur le journal ou l'ouvrage et une oreille dirigée vers le haut-parleur, écoutaient plus ou moins distraitement le programme du moment. On a souvent comparé la différence d'accès entre la télévision et la radio. En particulier, la radio est un média qui ne s'impose pas. On peut l'écouter tout en vacant à d'autres occupations. L'organisation du mobilier s'en trouve toute bouleversée. Pas besoin de diriger fauteuils et canapés en direction d'un point unique. On peut écouter la radio dans le cadre du cercle familial, au sens figuré comme au sens propre.

Bordeaux, Montpellier, Radio-Lyon, Rennes-Bretagne pour citer quelques noms de villes françaises mais aussi, Beromunster, Droitwitch, Prague, Daventry, Vatican, Alger, Tunis ou encore, Trafic, Amateur, PTT, etc. Il suffit de regarder l'imposant cadran d'un poste à lampes pour voyager tout en restant immobile. La plupart de ces stations sont muettes depuis bien longtemps et cela ne devrait pas s'améliorer : avec le développement de la télévision et de la radio numérique, peut-être un jour ces postes de l'époque historique de la T.S.F. ne restitueront plus que des crachotements et des sifflements, incapables qu'ils sont de s'adapter à notre monde numérique. Ce jour là, les lampes pourront définitivement se reposer.

Mais nous n'en sommes pas encore là. Ces bons vieux postes peuvent encore nous charmer avec leur son grave et leur bande passante limitée. Alors, je continue de les réparer.

1997

2017, vingt ans après...

La radio en modulation d’amplitude est en voie de disparition. Le 1er janvier 2017 (Décision n° 2016-875 du 7 décembre 2016), Radio-Paris a divorcé de l’émetteur d’Allouis. Les postes à lampes peinent à trouver quelque chose à restituer.

La RNT (Radio Numérique Terrestre) a à peine vue le jour qu’elle a été balayée par les Web-Radio. Le smartphone, est devenu la fenêtre sur le monde et chacun, dans le métro, dans la rue, au restaurant, voit désormais le monde de sa fenêtre…

Tout cela ne change pas grand-chose à la vocation de ce site et à l’intérêt qu’y portent les nombreux visiteurs qui parfois, me laissent un petit mot d’encouragement m’incitant à continuer.

Si la vocation n’a pas trop changé, le contenu a quand même évolué. Moins de postes à lampes, plus de postes à transistors, publication de quelques réalisations personnelles (en mesure, en HiFi, en logiciel). Mais une des évolutions dont je suis assez fier est la numérisation en OCR et la publication de quelques ouvrages oubliés de nos jours et de toute façon, non réédités. Certains sont « récents » (quelques cours d’Eurelec), d’autres plus anciens. Tous sont des marqueurs de leur époque.

Je vous souhaite autant de plaisir à consulter ce site que j’en ai à le faire.

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